Traduction
Pour rémunérer les « employés » de la blockchain, Nakamoto a préféré créer son propre actif natif plutôt que d’utiliser une monnaie existante, comme le dollar ou l’euro. La première raison est simple : il aurait fallu énormément d’argent pour payer tous les participants au réseau Bitcoin. La seconde raison est plus subtile.
S’il avait utilisé le dollar pour rémunérer les participants, cela aurait fragilisé l’ensemble du réseau. Les devises traditionnelles, comme le dollar ou l’euro, sont centralisées : elles appartiennent à leurs banques centrales respectives. Or, ces institutions auraient pu empêcher l’utilisation de leur monnaie dans ce contexte. Prenons l’exemple de Wikileaks pour illustrer cet aspect. Cette plateforme est connue pour publier des documents confidentiels provenant de gouvernements ou d’entreprises. Le cas le plus célèbre reste sa divulgation de documents militaires classifiés des États-Unis.
Avant cette fuite, Wikileaks recevait des dons en dollars. Mais après la publication, le gouvernement américain a rapidement interdit tout transfert en dollar ainsi que de manière générale en toute autre devise traditionnelle. C’est précisément pour éviter ce type de vulnérabilité que Nakamoto a choisi de créer un actif natif et indépendant, hors de portée de toute autorité centralisée.
















